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Le Sabre des Takeda de INOUE Yasushi

Lire un extrait du livre :
pdf file iconLe Sabre Des Takeda(438 KB)

INOUE Yasushi
Le Sabre des Takeda
Traduit par Marie-Noëlle Shinkai-Ouvray

Collection Japon
304 pages / 19,00 € / ISBN : 2-87730-850-2
Bibliothèque idéale

Dans le Japon du XVIe siècle, les seigneurs se disputent âprement leurs territoires : de bataille en bataille, c’est toujours un nouvel opposant plus dangereux qui se profile à l’horizon, dans un climat de violence où la force, la ruse et le courage ouvrent seuls les chemins du pouvoir. De cette période de chaos se détache une figure tout aussi prodigieuse, Yamamoto Kansuke, décrit comme nain, borgne, boiteux, de teint noir et marqué de petite vérole, devenu un chef mémorable, le stratège génial et secret du seigneur du clan des Takeda. Porteur d’un rêve immense, celui de l’unité du Japon, fidèle à son maître et à sa concubine Yubu, qu’il idolâtre pour sa beauté et son caractère indomptable, il mourra sans avoir vu se réaliser la vision qui soutient son existence.
De ce personnage historique célèbre entouré d’un halo de mystère, Inoue a tiré une chronique bruissante de batailles et d’épisodes héroïques, peinture effrénée d’une époque féconde en héros et qui parle puissamment à l’imaginaire, où l’absolue nécessité de vaincre pour survivre transforme un être disgracié en guerrier de légende.
L'avis du clan Takeda
À bien des égards, cette œuvre du grand romancier de l’après-guerre nippone fait figure de creuset des talents. Celui propre à Inoué Yasushi en premier lieu, puisque « Le Sabre des Takeda », préfigure de manière étonnante ses grands romans historiques à venir. Sous le fard de Yubu se dissimule en effet une Dame Yodo du château éponyme, écrit sept ans plus tard, tandis que certaines tirades semblent tout droit sorties des lèvres de Qulan, impétueuse maîtresse de Gengis khan dans « Le Loup bleu* ». Et comment ne pas songer à l’appétence amoureuse du Hideyoshi du « Château de Yodo » devant les conquêtes pas toujours militaires du fringant Harunobu ? L’œuvre, publiée en 1953 sous le titre de « Furin Kazan », en référence à la célèbre devise du clan Takeda, elle-même issue du grand traité stratégique du chinois Sun-Tse, «L’Art de la guerre », sera portée à l’écran dans la foulée, sous la direction du senseï Kurosawa Akira lui-même, le rôle-titre étant servi par Toshiro Mifune en personne.
Lire toute la critique.

Sortie en avril 2006


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